29 septembre 2008 – 18:41 par Richard
Pour sortir du moule consumériste, il faut y aller par petites touches. C’est qu’il faut changer une grande part de toutes les habitudes que nos parents nous ont donnés et que la société nous a donné vendu.
Il faut donc, pour ne pas risquer l’abandon face à l’adversité, changer d’habitude par palier. Parmi les risques sont les plus dangereux :
- ma fainéantise ou refus du changement ;
- mon aveuglement ;
- le jugement des proches, et des autres en général ;
- le découragement face à l’attitude des plus viciés que moi.
En attendant, puisque je n’ai pas encore toutes les clés de la consommation toute réfléchie, je porte une attention croissante à mes achats. Sont-ils pertinents ? Vais-je donner de l’argent à une industrie qui l’utilises mal ?
Le plus facile, c’est pour les achats non quotidiens, souvent pour des biens ou services onéreux, où la réflexion est présente lors du choix. Il suffit d’y ajouter la notion écologique.
Pour la consommation courante, les choix et la visibilité écolo sont plus durs à déceler ou avouer.
Exemple du papier jetable
Je fais une consommation importante de mouchoir jetable, toute l’année, à cause de mes allérgies et du sport.
Je suis bien conscient, qu’il n’est pas raisonnable de tant consommer de produit pour une utilisation si fugitive que mouchage.
Rien que pour cette consommation, c’est le siège d’une lutte violente et d’une réflexion importante de ma part :
- l’habitude et la fainéantise, c’est tellement facile de prendre un paquet à chaque visite chez un commerçant, et tellement facile de jeter chaque mouchoir après utilisation.
- le regard des autres sur les mouchoirs en tissus, jugés sales. Je n’ai ce jugement que lorsque j’arrive à la fin de mon dernier mouchoir, et que mon nez continue à me picoter, un grave dilemme survient alors.
- logistique, de par l’importance et la fréquence de mes rhinites, j’ai du mal à trouver une parade à part avoir une dizaines de mouchoirs en stock en tissus dans mon sac à dos, c’est plus difficile à organiser que de prendre un paquet de “jetables” chaque jour.
Face à ces problèmes épineux, je ne peux avancer que l’argument écologique et la douceur du tissu sur la muqueuse nasale.
J’ai aussi cette réflexion autour des serviettes et papiers absorbants jetables de la cuisine…
Quelle lutte !
Si l’on ne prend pas la cause écologique comme un défi humain et personnel, il est facile de se laisser couler sur la pente, comme un ours blanc sur la banquise groenlandaise.
Il faut lutter contre une part de la société et une part de soi.
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