Le bien être en vélotaf
30 septembre 2008 – 18:15 par RichardUn an que j’ai commencé, c’est l’heure de faire un bilan intermédiaire.
Plus de 6000 kilomètres dans les jambes. C’est ce que je peux accomplir par an, à moindres frais, pour mes déplacements à vélo au travail, à raison de 30 kilomètres par jour.
Motifs
Ma motivation première, échapper à cet enfer de la circulation agressive et imbécile que l’on trouve et auquel je participais dans cette grande ville française.
Ma motivation secondaire, retrouver du temps pour faire une activité physique apte à compenser une vie très sédentaire.
Mes motivations secondaires, faire des économies et tester jusqu’où je peux me passer de voiture. Autrement dit quelle emprise cette société qui ne cesse de promouvoir par excès cet engin tapageur à t’elle sur moi, et jusqu’où puis-je y remédier ?
Automobile-Club
En fait, j’ai réalisé cette année, en prenant de la distance, à quel point nous, consommateurs, pouvons être peu censés pour donner autant de moyens financiers à cette industrie automobile qui ne cesse de se moquer de nous, qui dépense cet argent dans du marketing plutôt que dans des techniques raisonnables, intelligentes.
Pourquoi désirer une voiture lourde, au moteur primitif, énergivore, au rendement plus que médiocre ? La publicité nous ment sur la joie que peuvent nous apporter toutes ces routes immondes, cette crasse, cet air nauséabond et ce bruit constant.
Cette publicité est, il faut le constater plus qu’omniprésente, prenez conscience un peu autour de vous du matraquage motoristique !
Nous ne pouvons que nous arguer d’être aussi imbécile que ces vaches que l’on conduit à l’abattoir.
Et ce aussi bien riche que pauvre, l’on arrive à nous persuader que la voiture, c’est un bonheur à posséder. Et d’y mettre les moyens. Les moyens de nous enfumer pour de beau paysage gris et stériles.
J’ai entendu dire qu’il manquait d’autoroutes en France, que comparativement à nos voisins européens nous faisions parents pauvres ? Pauvres de quoi ? Pauvre du saccage de milliers de kilomètres de campagnes pour des tracés bitumés ? C’est navrant. N’est-ce pas plutôt une fuite en avant que de réclamer plus d’autoroutes ?
Dire que par mon attitude j’approuvais cela, avant que de vélotaffer.
Triste de moi.
Et de même qu’un ancien fumeur, je suis rancunier de cette addiction passée.
Adieu la voiture au quotidien. La voiture est un utilitaire, qui ne doit être utilisé que pour aider à transporter sur de longues distances un nombre de personne ou d’affaires imposant une énergie dépassant la force humaine.
La voiture en loisir, laissez-moi rire… jaune.
Placement à long terme
Un peu d’économie relative.
J’ai actuellement un vélo de 15 ans d’âge. Il arrive en fin de vie pour une utilisation quotidienne de vélotaf, mais pourra encore m’aider encore quelques années, à faire mes courses par exemple, avec une remorque comme ici : le vélo-mule
Et combien cela m’à coûté… à l’origine rien, c’était un cadeau à l’époque. Ajoutons la consommation de quelques chambres à air, pneus et patins de frein. Soit quelques dizaines d’euros par an, disons l’équivalent de deux pleins d’essence.
Pas mal non? En quinze ans, cette bicyclette m’aura coûté moins qu’un an d’assurance automobile, ou de quelques centaines de kilomètres en voiture, autant dire en fumée…
Santé à long terme
Une heure de sport par jour, c’est équilibré, permet de garder la forme sans risque de traumatisme à long terme. Je peux même me faire des plaisirs culinaires sans en ressentir les conséquence. Une récompense personnelle de plus.
Les raisons de continuer
L’on s’étonne que je vienne par tous les temps, je réponds qu’à vélo, pour peu que l’on s’anime un minimum, il ne fait pas froid ; que la pluie ce n’est jamais que de l’eau et que je suis par nature imperméable.
Une sorte d’orgueil s’empare de moi lorsque je suis à la peine, et que je vois de gras automobilistes patienter aux feux, ou accélérer puis freiner tout aussi vivement entre deux tricolores. Les forces me reviennent.
La prise de conscience de la nature
Au contact de l’air, je prends conscience du temps qu’il fait, à nouveau. Je prends conscience qu’aujourd’hui il y a du vent, je dois suer pour aller dans le sens qui lui déplait. Je sens les éléments, leur force, ma faiblesse face à eux. Mais je me sens aussi redevable aux rayons de soleil qui caressent ma peau et au même vent qui me pousse si cela le chante.
Je revis, je suis un homme, et non pas juste un esprit.
La nature force le respect. La nature force l’humilité.
Merci à eux
http://www.velotaf.com
http://www.eco-urbain.com
Et à tous les vélotaffeurs et à toutes les bonnes volontés conscientes.
Une Réponse à “Le bien être en vélotaf”
Oua, vraiment mec c’est limpide et terriblement vrai en plus ! Tout le monde qui roule à vélo doivent se dire : ” mais comment est ce qu’il est rentré dans ma tête ”
bref super sympa ton post.
pour l’histoire, je viens de vendre mon RR 5.2 (trop usé par mon tempérament de bourrin) et je suis déjà en manque de ses sensations. vite une nouvelle monture que je les retrouve !
Malheureusement tout le monde n’est pas encore prêt à pédaler.
Bien chaleureusement, Kenavo !
20ans
Par Sebi le nov 3, 2009