Arrêter la course à la sécurité (numérique)

3 février 2009 – 20:43 par Richard

Encore une dérive du tout numérique, le RFID.
S’il est une technologie de flicage et de régression des moeurs, c’est bien l’insertion dans tous les objets du quotidien de ces puces qui n’ont rien d’innocent. Ces puces passives destinées en premier lieu à faciliter le suivi logistique des biens, vont maintenant dans nos portefeuilles pour, elles sont vendus comme telles, des éléments de “confort”.

En effet, elles contiennent des données qui sont intégralement lisibles à distance. Le problème, c’est que ces données sont le plus souvent personnelles et que les lectures ne sont pas obligatoirement légitimes. Les cryptages n’ont aucune valeur sur ces appareils, car une fois leurs contenus téléchargés, il est possible de lancer des logiciels de cassage de code autant de temps qu’il le faudra. Toutes les données, jusqu’à nos empreintes digitales et le reste de notre identité dans le cas des passeports peuvent en ce cas être à disposition de tout détecteur à portée. Laquelle portée est bien fonction de la puissance du lecteur.

De plus une fois obtenues, ces données peuvent être dupliquées dans de nouvelles puces pour voler l’identité et les services offerts aux porteurs des cartes originales.
En fait de sécurité, c’est une catastrophe. Il ne faut pas laisser les politiques et les industriels nous laisser croire que le numérique apporte un degré de confiance supplémentaire, et ce aveuglément.

Un exemple récent qui arrive dans le pays le plus ‘en avance’ sur l’inclusion de cette technologie, les USA. Il a été prouvé qu’avec un appareillage à 250 dollars l’on peut obtenir en conduisant les données des permis de conduire des conducteurs à proximité, sans aucune trace, ni effraction visible.

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